Voyage au bout de la nuit
Céline – Françoise Petit – Jean-François Balmer

« La vie, c’est ça, un bout de lumière qui finit dans la nuit. »

Voyage au bout de la nuit    
Jeu 23 Jan
Ven 24 Jan
19h30
20h30
Théâtre
Grande salle
1h35

Les années 30. Le monde sombre à nouveau dans une brutalité et une obscurité sans espoir. Cette nuit trouve son écrivain, qui a travaillé cinq années durant à un gros roman, « une manière de symphonie littéraire émotive », comme le décrit son auteur. Seul en scène, dominé par un ciel peint menaçant, Jean-François Balmer, magnifique interprète de Bardamu, trace son chemin dans un périple où chaque mot nous entraîne un peu plus dans l’obscurité et la tension. Voyage au bout de la nuit, adapté pour les besoins de la représentation, est sans doute ce que Céline a écrit de plus beau. Jean-François Balmer suit, pas à pas, le trajet d’un homme, marqué à jamais par la guerre de 14-18, que la vie conduira de l’Afrique à New York pour s’échouer dans les nuits blafardes d’une banlieue parisienne où il officiera comme médecin philanthrope au service des miséreux. Il en résulte un spectacle puissant, impressionnant de justesse et d’émotion.

Production Les Gémeaux, Scène nationale, Sceaux / le Théâtre de l’œuvre, Paris.

d’après l’œuvre de LOUIS-FERDINAND CÉLINE – Éditions Gallimard 1952 / adaptation NICOLAS MASSADAU / mise en scène, scénographie FRANÇOISE PETIT / images TRISTAN SEBENNE / lumière NATHALIE BRUN / son THIBAULT HÉDOUIN / avec JEAN-FRANÇOIS BALMER


Louis-Ferdinand Céline 
Né en 1894, Céline passe son enfance dans les quartiers populaires de Paris. Engagé dans un régiment de cuirassiers, il a 20 ans lorsque la guerre éclate ; blessé, démobilisé puis affecté au Consulat général de France à Londres. Il travaille au Cameroun et voyage pour la fondation Rockefeller avant de reprendre ses études de médecine. Il sera médecin en Amérique du Nord, en Afrique et en Europe avant d’ouvrir son cabinet à Clichy. Son premier roman Voyage au bout de la nuit est publié en 1932. Controversé et condamné, en raison de ses pamphlets antisémites, Céline est considéré, en tant qu’écrivain, comme l’un des plus grands novateurs de la littérature française du XXe siècle, empruntant à l’argot pour s’approcher de l’émotion immédiate du langage parlé. 

Balmer empoigne Céline avec une étonnante puissance musclée et souffrante. Un grand moment.
Gilles Costaz, Le Point.fr