Gaspard Proust

Une méchanceté de bon aloi, finement dorée à la sauce littéraire et arrosée d’un zeste d’humanité.

Jeu 15 Mars
20h30
Humour
Grande salle
1h20

Un physique de dandy à la coupe de cheveux démodée, un pseudo qui n’est pas emprunté au moindre de nos romanciers, une plume trempée à l’acide mais aussi imbibée d’une vraie tendresse pour ses contemporains : drôle de bonhomme que le Gaspard qui énonce des horreurs à flux précipité sans que personne n’y trouve à redire, chacun sentant bien dans cet humour sans concession un petit quelque chose du génial Pierre Desproges. Celui qui voulait bien rire de tout, mais pas avec n’importe qui, aurait-il trouvé son fils spirituel ? Les pauvres, les bourgeois, les Parisiens, les communistes, les seniors, la politique, la religion, rien ni personne n’échappe à l’œil de Gaspard Proust, lequel, sans jamais tomber dans la bêtise et la vulgarité, sait exercer une méchanceté de bon aloi, finement dorée à la sauce littéraire et arrosée d’un zeste d’humanité.

En accord avec Ruq Spectacles.


GASPARD PROUST

Né en 1975, Il passe son enfance en Slovénie et son adolescence en Algérie. Diplômé d’HEC Lausanne, il devient gestionnaire de fortunes mais démissionne pour se faire plaisir, s’adonner à l’alpinisme et écrire des textes humoristiques. En février 2007, son premier spectacle Sous-développé affectif se joue à La Loge Théâtre, le plus petit théâtre parisien. Il reçoit le prix du jury du Marathon du rire de Paris, le prix du Public et le prix SACD du Festival Top-In-Humour. En 2008, il est récompensé par le prix du jury du Festival d’humour de Rocquencourt, du Festival du rire de Villeneuve-sur-Lot et celui du Festival Juste Pour Rire de Nantes. En 2009, en première partie de Patrick Timsit, il est remarqué par Laurent Ruquier qui l’intègre à l’équipe de l’émission On va s’gêner sur Europe 1 et décide de produire ses spectacles. En 2010 il remporte le Prix Raymond Devos pour son spectacle Enfin sur scène ?

L’humour noir, très noir est son royaume désenchanté et il le manie à la pointe de sa plume vitriolée, épurée, sans retenue. Il est libre, Gaspard, et vraiment à part dans la galaxie. Un ovni, Proust, à la recherche du rire perdu, grave et pas gras, sur les pas de Desproges au XXIe siècle…
Marie Audran, Le Point